Posté le 02.06.2007 par elopinks
La Sexualité Sacrée.
Pour ce qui concerne les pratiques sexuelles sacrées, revenons à Merlin Stone, Quand Dieu était femme : "... ils avaient lieu dans les temples, et nous avons une multitude de témoignages dans la religion de la divinité féminine au cours des premières périodes historiques, comme l'attestent bien des allusions dans la littérature classique, chez Hérodote, Strabo et Lucien. Elles doivent être considérées comme une sorte de magie symbolique primitive destinée à favoriser la fertilité aussi bien parmi le bétail et la végétation que chez les êtres humains. Les coutumes sexuelles sacrées de la religion de la Déesse constituent un autre liens manifestent qui existaient entre les cultes de l'Ancêtre Divine tels qu'ils se pratiquaient à Sumer, à Babylone, à Carthage, à Chypre, en Anatolie, en Grèce, en Sicile et même au pays de Canaan. Les femmes qui faisaient l'amour dans les temples étaient appelées dans leur propre langue les "femmes sacrées", "les pures". Leur mot akkadien de gadishtu signifie littéralement "femmes sanctifiées" ou " saintes femmes". Pourtant, même dans les études sérieuses écrites ces deux derniers siècles, les coutumes sexuelles sont presque toujours décrites comme une forme de "prostitution", les femmes sacrées étant appelées "les prostituées du temple" ou "prostituées rituelles". L'usage du terme "prostituée", pour traduire gadishtu, non seulement nie la sainteté de ce qui était tenu pour sacré".
"En Mésopotamie, le roi était invité à partager la couche de la Déesse ; de même les sanctuaires palestiniens étaient pourvus de "couches d'amour" pour les prêtresses et leurs amants, ceux-ci jouant le même rôles que les souverains babyloniens quand se déroulaient les rites du mariage sacré." E.O. JAMES
"Il est très clair à présent ,le Culte de la Déesse Mère dans ces nombreuses formes, phases et manifestations, est la Mère procréatrice de la vie, personnification de la fécondité et se détache nettement comme figure centrale.Par elle s'exprime en tant que valeur abstraite, le mystère de la naissance et de la génération ; tout d'abord, le mystère ne concerna que le monde humain et animal avec lequel l'homme paléolithique, dans sa lutte pour l'existence, avait surtout à faire ; puis, lorsque la cueillette et la chasse eurent fait place à l'agriculture, le mystère se transféra au domaine végétal où la Terre-Mère figurait le sein maternel qui contient les semence des récoltes à venir et d'où elles sortiront quand leur saison sera venue. Avec la connaissance de l'élevage et de domestication des animaux, le rôle du mâle dans le processus de la génération apparut plus clairement et fut considéré comme vital lorsque furent connus les faits physiologiques concernant la paternité. A ce moment, on assigna à la Déesse-Mère un partenaire mâle qui était son fils ou son amant, son frère ou son époux. Toutefois, bien qu'il est été le procréateur, il occupa vis-à-vis de la Déesse une position subordonnée, n'étant en réalité dans le culte une figure secondaire." E.O JAMES , Le Culte de la Déesse-Mère.
Les prêtres eunuques.
"Le thème de la castration apparaît dans de nombreux textes anciens. De nombreuses références sont faites à la présence d'eunuques dans l'antique Sumer, Babylone, Canaan et plus particulièrement en Anatolie. Il est possible que, dans certaines régions, l'un des rites substitutifs à la mise à mort du roi ait été la castration. Dans plusieurs légendes, la castration précède la morte du jeune prince consort ; dans certain cas, comme pour Osiris et Athis, castration et mort sont liées. Mais nous trouvons bien d'autres mythes où la castration est lieu : en Grèce, l'histoire de Kronos qui inspiré par sa mère Gaia, castra son père Uranus (Ouranos) ; dans la mythologie hittite l'histoire de Kumarbi, qui castra le dieu Anu lorsqu'il voulut prendre le pouvoir. Les légendes grecques comme les légendes hittites sont d'origine indo-européenne. La castration est peut-être la version indo-européenne du rite de régicide.
Stylianos Alexiou écrit : " Les prêtres et les musiciens portant de longs vêtements féminins forment une caste particulière. On a supposé qu'il y avait des communauté de prêtres eunuques à la cour crétoise, peut-être à cause de l'influence syrienne. Plus tard, les eunuques, prêtres de Cybèle et d'Attis, ont formé, en Asie Mineure, une caste semblable."
On a fait un certain nombres de suggestions pour tenter d'expliquer comment ces hommes pouvait accepter ainsi de se castrer eux-mêmes, coutume qui semble incompréhensible de nos jours. Il est tout à fait probable qu'au fur et à mesure que les hommes ont eu plus de pouvoir, ils ont remplacé peu à peu les Prêtresse même dans la religion de la Déesse. A l'origine , ils ont acquis ce droit en s'identifiant au fils/amant castré au point de l'imiter ; ou bien ils ont peut-être essayé de ressembler aux prêtresses qui détenaient le pouvoir, en se débarrassant de leurs attributs masculins par la castration et en portant des vêtements féminin." (Merlin STONE Quand Dieu était femme).
Posté le 02.06.2007 par elopinks
Les Animaux
LE PHENIX
C'est ainsi que le mythe indo-égyptien de l'œuf de myrrhe de l'oiseau phénix peut être compris dans un sens profond. Les interprétations formulées jusqu'au aujourd'hui ont confirmé la relation de ce mythe, déjà si clairement perçue par les Anciens, avec le soleil ainsi qu'avec la " grande année " du phénix ou de Sothis : l'oiseau meurt et c'est une nouvelle ère qui commence, un novus saeclorum ordo (une nouvelle série de siècles) . On s'est beaucoup arrêté sur les détails du mythe, ou sur les multiples attributs de l'oiseau miraculeux. Mais il est un point que l'on a pas du tout pris en considération : le rapport du soleil avec le droit paternel. Dans ce mythe solaire, il n'est pas question de mère, mais seulement de père. Au père succède un fils, qui sans cesse, par lui-même, se renouvelle. Dans le temple d'Héliopolis, sur l'autel du dieu soleil suprême, l'oiseau miraculeux dépose son fardeau. Avec la myrrhe il a formé un œuf. Il le creuse puis y cache son père. Il recolle l'ouverture, et l'œuf n'est pas plus lourd qu'auparavant. L'œuf représente le principe maternel de la nature, dans lequel tout a naissance, et dans lequel tout retourne à sa fin. Et pourtant, dans ce cas, l'œuf n'est plus le fondement ultime des choses. Il reçoit son fruit d'une force plus haute, celle du soleil. La vis genitalis (force fécondante), grâce à laquelle apparaîtra le fœtus (la progéniture), a été implanté en lui par le soleil. C'est ainsi que s'exprime Tacite. Sous cette influence l'œuf ne devient pas plus lourd ; car la force procréatrice du soleil est incorporelle et parfaitement immatérielle. C'est ainsi que le stade le plus haut de la puissance naturelle masculine se distingue du plus bas, dont l'eau matérielle constitue le support physique. Cependant le principe de l'eau n'est pas étranger au phénix, car Epiphane, dans le Physiologus, place la demeure de l'oiseau en Orient, dans une baie du fleuve Océan, et Philostrate le représente comme un cygne habitant le marais, qui se chante à lui-même son chant d'adieu et de mort. Cependant l'animal s'élève au dessus de l'eau, il accompagne le soleil ; ces plumes sont de pourpre et d'or ; sur ces ailes est écrit le mot (en grec dans le texte) (lumineux semblable à la lumière). Son origine marine s'efface totalement derrière sa nature lumineuse. La matière est entièrement surmontée par l'immatériel. Toutes les scories de la mortalité sont éliminées par le feu. De la cendre un fils est né. Le soleil confère sa force à la myrrhe et à l'encens, force déployée dans toute sa beauté par le feu qui consume. Avec une telle nature, l'oiseau solaire est la parfaite image de Zeus d'Héliopolis, de même que le griffon qui garde l'or est l'image du pouvoir solaire apollinien. C'est justement pourquoi l'arrivée du phénix en Egypte put être liée à la conclusion de la grande année en cours, ainsi qu'au commencement de la suivante. Dans sa pure nature métaphysique, l'oiseau solaire se rattache à l'idée du temps abstrait, comme Apollon, tout aussi métaphysique dans son déploiement suprême, est lié au début de l'année cosmique. Nous découvrons dans le phénix l'idée de la grande puissance lumineuse, développée jusqu'à la plus haute incorporéité, elle-même identifiée à la paternité. La maternité se trouve surmontée. Le jeune phénix est né du seul feu, sans mère, comme Athéna de la tête de Zeus ; il est né du feu, dans une clarté beaucoup plus haute que Dionysos. L'œuf maternel n'est plus le principe de vie ; au dessus de lui règne la force fécondante du soleil, dont il a lui-même reçu la nature. C'est ainsi que l'œuf du phénix se distingue (…) des œufs attribués à toutes les mères lunaires (…) où l'œuf a conservé sa nature originelle et matérielle, qui le constitue précisément comme œuf lunaire. Il représente alors le principe originel féminin de la vie matérielle , au dessus duquel on ne s'aurait s'élever. En revanche le phénix s'est dépouillé d'une telle nature, il accueille le principe lumineux masculin, supérieur, si bien qu'il apparaît comme le berceau même du temps, la tombe de ce qui est vieux, l'origine de ce qui est neuf. Dans aucun mythe, plus que dans cette doctrine des prêtres indo-égyptiens sur la " grande année " du phénix, la victoire du principe solaire paternel sur le principe maternel et lunaire n'atteint un tel degré de pureté. (page 132/134)
Posté le 02.06.2007 par elopinks
"Terre, divine déesse, mère nature, qui engendre toutes choses et ne cesse de donner naissance à ce Soleil dont tu as fait présent aux nations; gardienne du ciel et de la mer et de tous les dieux et pouvoirs; c'est ton affluence qui calme la nature et la plonge dans le sommeil... Puis, quand il te plaît, tu envoies la joyeuse lumière du jour et tu enseignes la vie dans ton éternelle sûreté; et lorsque tu trépasse l'esprit de l'homme, c'est vers toi qu'il s'en retourne. En vérité, on a raison de te nommer la grand-mère des cieux; Victoire est ton nom divin. Tu es la source de la force des peuples et des dieux; sans toi rien ne peut ni maître ni se perfectionner; tu es puissante, reine des dieux. Déesse, je t'adore parce que tu es divine, j'invoque ton nom; daigne m'accorder ce que je te demande et je t'adresserai des remerciements à ta divinité, avec la fidélité que je te dois...
"Et maintenant j'intercède auprès de vous, pouvoirs et herbes, m'adressant à votre majesté. Je vous prie, vous que la terre, la mère universelle, a faits naître et a donnés comme remèdes à tous les peuples vous recouvrant de sa majesté, soyez présents ici avec toutes vos vertus car celle qui vous a créés m'a elle même garanti que je pourrai vous appeler à l'aide avec ma bonne volonté de médecin; accordez donc, pour la sauvegarde de la santé, de bon remèdes par la grâce de ces pouvoirs susdits..."
"La Déesse Blanche - Les Mythes Celtes" de Robert Graves, on trouve cette prière, tirée d'un herbier anglais du XVème siècle (Brit-Mus. Harvey, 1585, ff12v-13r)
Posté le 02.06.2007 par elopinks
Déesse de la fécondité et de la fertilité
L'Ancêtre Divine, que la plupart des auteurs surnomment la Déesse Mère, était la divinité suprême de toutes les sociétés néolithiques et du début du chalcolithique, pour qui Elle représentait non seulement la reproductrice de toute vie humaine mais aussi la source de toutes les récoltes. "Les premières tentatives d'agricultures se sont déroulées autour des autels de la Déesse-Mère, qui furent autant d'autre échanges économiques et sociaux que des lieux sacrés. C'est là qu'il faut chercher le germe des cités futures." Écrivit C. Dawson.
"On ne peut dire avec certitude si le culte très ancien qui gravitait autour des processus mystérieux de la naissance de de la fécondité et qui trouva son expression au Paléolithique et au Néolithique fut une dévotion dédiée à une seule déesse ou au contraire à plusieurs divinités qui personnifiaient et ordonnaient tous les aspects de la fécondité et de la génération. On peut toutefois affirmer en toute sécurité que ce furent des idées de cet ordre qui, à l'époque où débutaient au Proche-Orient antique l'agriculture et l'élevage, présidèrent à la personnification d'un ou de plusieurs êtres divins, bientôt de plus en plus nettement définis. Tout au début c'est, semble-t-il, sous l'aspect d'une Déesse Vierge, que de l'Inde à la Méditerranée, la divinité acquit une influence dominante." Écrit E.O. JAMES dans le Culte de la Déesse-Mère.
"Ici se sont les femmes qui détiennent le pouvoir, elles ne sont plus seulement des génitrices mais les principales productrices de la nourriture. En réalisant qu'il était possible de cultiver la terre tout autant que d'en cueillir les fruits, les femmes ont donné une valeur à la terre dont elles sont devenues les détentrices. C'est ainsi qu'elles acquirent un certain prestige et un pouvoir économique et sociale." D'après W. SCHMIDS, cité par Joseph CAMPBELL dans Primitive Mythology.
Nous trouvons le même pensée chez Mircea ELIADE dans Le sacré et le profane : "La femme est donc mystiquement solidarisée avec la Terre; l'enfantement se présente comme un variante, à l'échelle humaine, de la fertilité tellurique. Toute les expériences religieuses en relation avec la fécondité et la naissance ont une structure cosmique. La sacralité de la femme dépend de la sainteté de la Terre. La fécondité féminine a un modèle cosmique : celle de la Terra Mater, la Genitrix universelle.(...)". "Dans certaines religions, la Terre-Mère est imaginée capable de concevoir toute seule, sans l'aide d'un parèdre. On retrouve encore les traces de telles idées archaïques dans les mythes de parthénogenèse des déesses méditerranéennes. C'est une expression mythique de l'autosuffisance et de la fécondité de la Terre-Mère. A de telles conceptions mythiques correspondent les croyances relatives à la fécondité spontanée de la femme et à ses pouvoirs magico-religieux occultes qui exercent une influence décisive sur la vie des plantes. Le phénomène social et culturel connu sous le nom de "matriarcat" se rattache à la découverte de la culture des plantes alimentaires par la femme. C'est la femme qui cultiva, la première, les plantes alimentaires. C'est elle qui naturellement devient le propriétaire du sol et des récoltes. Les prestiges magico-religieux et, et par voie de conséquence, la prédominance sociale de la femme ont un modèle cosmique : la figure de la Terre-Mère."
Autre caractéristique de la société matrilinéaire, c'est que celle-ci se développe en une communauté régit sous le principe d'égalité, comme le souligne J. EVOLA dans Révolte contre le monde moderne : " De même que les feuilles ne naissent pas de l'une de l'autre, mais du tronc, de même, si c'est l'homme qui suscite la vie, celle-ci est effectivement donnée par la mère : telle est ici la prémisse. Ce n'est pas le fils qui perpétue la race; il a une existence purement individuelle limitée à la durée de sa vie terrestre. La continuité se trouve au contraire dans le principe féminin, maternel. D'où la conséquence que la femme, en tant que mère, se trouve au centre et à la base du droit de la gens ou de la famille et la transmission se fait par ligne féminine. Et si de la famille on passe au groupe social, on en arrive aux structures de type collectivisme et communiste : lorsqu'on invoque l'unité d'origine et le principe maternel, dont tout le monde descend d'égale manière, l'aequitas devient l'aequalitas, des rapports de fraternité universelle et d'égalité s'établissent spontanément, on affirme une sympathie qui ne connaît pas de limites ni de différences, une tendance à mettre en commun tout ce qu'on possède, et qu'on a d'ailleurs reçu comme cadeau de la Mère Terre."
Posté le 02.06.2007 par elopinks
Déesse de la fécondité et de la fertilité
L'Ancêtre Divine, que la plupart des auteurs surnomment la Déesse Mère, était la divinité suprême de toutes les sociétés néolithiques et du début du chalcolithique, pour qui Elle représentait non seulement la reproductrice de toute vie humaine mais aussi la source de toutes les récoltes. "Les premières tentatives d'agricultures se sont déroulées autour des autels de la Déesse-Mère, qui furent autant d'autre échanges économiques et sociaux que des lieux sacrés. C'est là qu'il faut chercher le germe des cités futures." Écrivit C. Dawson.
"On ne peut dire avec certitude si le culte très ancien qui gravitait autour des processus mystérieux de la naissance de de la fécondité et qui trouva son expression au Paléolithique et au Néolithique fut une dévotion dédiée à une seule déesse ou au contraire à plusieurs divinités qui personnifiaient et ordonnaient tous les aspects de la fécondité et de la génération. On peut toutefois affirmer en toute sécurité que ce furent des idées de cet ordre qui, à l'époque où débutaient au Proche-Orient antique l'agriculture et l'élevage, présidèrent à la personnification d'un ou de plusieurs êtres divins, bientôt de plus en plus nettement définis. Tout au début c'est, semble-t-il, sous l'aspect d'une Déesse Vierge, que de l'Inde à la Méditerranée, la divinité acquit une influence dominante." Écrit E.O. JAMES dans le Culte de la Déesse-Mère.
"Ici se sont les femmes qui détiennent le pouvoir, elles ne sont plus seulement des génitrices mais les principales productrices de la nourriture. En réalisant qu'il était possible de cultiver la terre tout autant que d'en cueillir les fruits, les femmes ont donné une valeur à la terre dont elles sont devenues les détentrices. C'est ainsi qu'elles acquirent un certain prestige et un pouvoir économique et sociale." D'après W. SCHMIDS, cité par Joseph CAMPBELL dans Primitive Mythology.
Nous trouvons le même pensée chez Mircea ELIADE dans Le sacré et le profane : "La femme est donc mystiquement solidarisée avec la Terre; l'enfantement se présente comme un variante, à l'échelle humaine, de la fertilité tellurique. Toute les expériences religieuses en relation avec la fécondité et la naissance ont une structure cosmique. La sacralité de la femme dépend de la sainteté de la Terre. La fécondité féminine a un modèle cosmique : celle de la Terra Mater, la Genitrix universelle.(...)". "Dans certaines religions, la Terre-Mère est imaginée capable de concevoir toute seule, sans l'aide d'un parèdre. On retrouve encore les traces de telles idées archaïques dans les mythes de parthénogenèse des déesses méditerranéennes. C'est une expression mythique de l'autosuffisance et de la fécondité de la Terre-Mère. A de telles conceptions mythiques correspondent les croyances relatives à la fécondité spontanée de la femme et à ses pouvoirs magico-religieux occultes qui exercent une influence décisive sur la vie des plantes. Le phénomène social et culturel connu sous le nom de "matriarcat" se rattache à la découverte de la culture des plantes alimentaires par la femme. C'est la femme qui cultiva, la première, les plantes alimentaires. C'est elle qui naturellement devient le propriétaire du sol et des récoltes. Les prestiges magico-religieux et, et par voie de conséquence, la prédominance sociale de la femme ont un modèle cosmique : la figure de la Terre-Mère."
Autre caractéristique de la société matrilinéaire, c'est que celle-ci se développe en une communauté régit sous le principe d'égalité, comme le souligne J. EVOLA dans Révolte contre le monde moderne : " De même que les feuilles ne naissent pas de l'une de l'autre, mais du tronc, de même, si c'est l'homme qui suscite la vie, celle-ci est effectivement donnée par la mère : telle est ici la prémisse. Ce n'est pas le fils qui perpétue la race; il a une existence purement individuelle limitée à la durée de sa vie terrestre. La continuité se trouve au contraire dans le principe féminin, maternel. D'où la conséquence que la femme, en tant que mère, se trouve au centre et à la base du droit de la gens ou de la famille et la transmission se fait par ligne féminine. Et si de la famille on passe au groupe social, on en arrive aux structures de type collectivisme et communiste : lorsqu'on invoque l'unité d'origine et le principe maternel, dont tout le monde descend d'égale manière, l'aequitas devient l'aequalitas, des rapports de fraternité universelle et d'égalité s'établissent spontanément, on affirme une sympathie qui ne connaît pas de limites ni de différences, une tendance à mettre en commun tout ce qu'on possède, et qu'on a d'ailleurs reçu comme cadeau de la Mère Terre."
Posté le 02.06.2007 par elopinks
Les origines matrilinéaires et le culte des Ancêtres.
Les origines matrilinéaires (filiation par la mère) reposent comme nous l'explique S.G.F BRANDON, professeur de religion comparée de l'université de Manschester, en Angleterre :
" L'origine de l'embryon qui se développe dans le ventre maternel est sans aucun doute un mystère aux yeux de l'homme primitif... étant donné le temps qui sépare la fécondation de la naissance, il est probable que ce dernier a accordé une signification et une valeur à la gestation et à la naissance bien avant de comprendre que ces phénomènes étaient le résultat de la conception lors du coït."
"James FRAZER, Margaret MEAD et d'autres anthropologues ont démontré que dans les premières étapes du développement de l'humanité, lorsque les hommes ne connaissaient pas encore le mystère de la fécondité humaine ni la relation entre le coït et l'enfantement, on vénérait la femme comme source de vie. La participation des hommes à la reproduction n'étant pas encore connue, on croyait que seules les femmes pouvaient se reproduire." 'Léonard Cottrell'.
Dans ce cas la mère devait être considérée comme l'unique chef de famille et la seule responsable de la génération future. La descendance familiale s'effectuait selon la lignée des femmes, c'est-à-dire de mère en fille. Dans de telles sociétés, les noms, les titres, les biens et les droits territoriaux se transmettaient par la lignée des femmes, afin de les conserver à l'intérieur du clan. Les origines des croyances et des rituels religieux ainsi que leurs liens avec le système matrilinéaire constituent le second ensemble de preuves. Les notions religieuses des tous premiers homo sapiens se sont développées à partir de cette quête de l'origine première de la vie (qui constitue le noyau de toute pensée théologique). "Dans les sociétés du paléolithique supérieur, où la mère était considérée comme la seule et unique parente, où le culte des ancêtres constituait apparemment la base des rites sacrés et où la généalogie ne tenait compte que de la lignée des femmes, l'image que le clan se faisait du créateur de la vie humaine était celle de la toute première femme qui fut déifiée comme l'Ancêtre Divine. Les nombreuses statuettes de femmes , qui ont été très souvent appelées Vénus nous en fournissent d'autres preuves tangibles. Bien qu'on a pas encore établi de liens formels entre les statuettes féminines du paléolithique et l'émergence du culte de la Déesse dans les sociétés néolithiques et antique du Proche et Moyen Orient, du bassin méditerranéen et de l'Orient."
(Merlin STONE - Quand Dieu était Femme.)
Selon le poète et mythologue Robert GRAVES, "d'après les outils et les mythes qui nous sont parvenus, la totalité de l'Europe néolithique possédait un ensemble de concepts religieux remarquablement homogène, centré autour du personnage de la Déesse Mère aux si nombreuses appellations, et qu'on connaissait aussi en Syrie et en Libye... La grande Déesse était immortelle, immuable et omnipotente, et le concept de père n'était pas encore apparu dans la pensée religieuse."
Nous arrivons à l'invention de l'écriture avec laquelle débute la période historique, à la fois à Sumer (dans le sud de l'Iraq) et en Egypte 3000 ans avant notre ère. A l'époque historique, la Déesse Mère est vénérée dans tous le Proche et Moyen Orient. Malgré les nombreuses transformations qui ont affecté la religion de la divinité femme au cours des siècles, son Culte subsistera jusqu'aux périodes classiques gréco-romaines. Il ne disparaîtra complètement qu'en l'an 500 de notre ère, date à laquelle les empereurs chrétiens de Rome et de Byzance fermèrent les derniers temples de la Déesse. Mais son culte perdura certainement encore longtemps d'une façon souterraine, enfouie et mystérieuse comme nous le prouve Apulée et certainement bien d'autres.
Posté le 02.06.2007 par elopinks
Aphrodite
Ses pouvoirs sont immenses : déesse aimable, elle protège les mariages, favorise l'entente amoureuse des époux, féconde les foyers, préside aux naissances. Elle fertilise aussi les champs. Mais elle peut être également une divinité redoutable, car elle symbolise bien souvent la passion que rien n'arrête, qui rend fous d'amour ceux qu'elle veut perdre ; elle ravage même les unions légitimes, poussent les époux à l'adultère, favorise la fécondité des amours illégitimes et incite les mortels à toutes les voluptés et à tous les vices. Aphrodite devient alors une déesse fatale, dont la ceinture magique donne à celui qui la ceint un étrange pouvoir de désirs perpétuels. Toutefois, ce caractère redoutable n'apparaît véritablement que chez la Vénus des Romains, identifiée avec Aphrodite. Les fruits aux nombreux pépins, symbole de la force féconde, comme la grenade, le pavot, la pomme, lui sont habituellement consacrés. Parmi les oiseaux qui traînent son char ou l'entourent, on peut citer la colombe, le cygne, le pigeon, emblèmes de la fidélité conjugale. On représente généralement Aphrodite, nue ou à demie vêtue, dans des poses voluptueuses, drapée dans un mince voile qui moule les formes à la fois pleines et harmonieuses de son corps. Par ce caractère de sensualité, elle est souvent assimilée à la déesse orientale phénicienne Astarté.
Sur l'origine d'Aphrodite, déesse de l'Amour et de la Beauté, on connaît deux versions. Selon la première, elle est la fille de Zeus et de Dioné ; d'après la seconde, elle est née du sang qui tomba dans la mer quand Cronos eut mutilé Ouranos. Ce sang féconda les flots, et Aphrodite surgit au creux d'une vague, aussi blanche et aussi belle que l'écume. Dès lors, l'amour dont elle était l'incarnation divine allait régner sur les Dieux, les hommes et toutes les créatures animées. Épouse d' Héphaïstos, elle trompa fréquemment le dieu et conçut en particulier un amour particulier pour Arès, auquel elle donna des enfants célèbres, comme Éros et Antéros. Mais elle fut bientôt surprise par son époux , qui emprisonna les deux amants dans un filet. Honteuse, Aphrodite quitta quelques temps l'Olympe. Elle devait cependant encore trahir Héphaïstos en partageant la couche de Dionysos, d' Hermès et de Poséidon. Toutefois, la déesse ne se contenta pas de l'amour des dieux de l'Olympe. Des mortels, comme le Troyen Anchise, succombèrent à sa beauté et à sa grâce : elle donna ainsi le jour à Énée, l'ancêtre des Julii, dont César prétendait descendre. Elle aima enfin passionnément Adonis, symbole de la végétation qui renaît chaque année à la vie et à l'amour. Elle prit une part active aux actions des hommes, reçut de Pâris la fameuse pomme d'or et témoigna sa reconnaissance au héros troyen en faisant naître entre lui et Hélène un amour qui devait être si fatale à la ville de Troie.
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Posté le 02.06.2007 par elopinks
Aphrodite
Ses pouvoirs sont immenses : déesse aimable, elle protège les mariages, favorise l'entente amoureuse des époux, féconde les foyers, préside aux naissances. Elle fertilise aussi les champs. Mais elle peut être également une divinité redoutable, car elle symbolise bien souvent la passion que rien n'arrête, qui rend fous d'amour ceux qu'elle veut perdre ; elle ravage même les unions légitimes, poussent les époux à l'adultère, favorise la fécondité des amours illégitimes et incite les mortels à toutes les voluptés et à tous les vices. Aphrodite devient alors une déesse fatale, dont la ceinture magique donne à celui qui la ceint un étrange pouvoir de désirs perpétuels. Toutefois, ce caractère redoutable n'apparaît véritablement que chez la Vénus des Romains, identifiée avec Aphrodite. Les fruits aux nombreux pépins, symbole de la force féconde, comme la grenade, le pavot, la pomme, lui sont habituellement consacrés. Parmi les oiseaux qui traînent son char ou l'entourent, on peut citer la colombe, le cygne, le pigeon, emblèmes de la fidélité conjugale. On représente généralement Aphrodite, nue ou à demie vêtue, dans des poses voluptueuses, drapée dans un mince voile qui moule les formes à la fois pleines et harmonieuses de son corps. Par ce caractère de sensualité, elle est souvent assimilée à la déesse orientale phénicienne Astarté.
Sur l'origine d'Aphrodite, déesse de l'Amour et de la Beauté, on connaît deux versions. Selon la première, elle est la fille de Zeus et de Dioné ; d'après la seconde, elle est née du sang qui tomba dans la mer quand Cronos eut mutilé Ouranos. Ce sang féconda les flots, et Aphrodite surgit au creux d'une vague, aussi blanche et aussi belle que l'écume. Dès lors, l'amour dont elle était l'incarnation divine allait régner sur les Dieux, les hommes et toutes les créatures animées. Épouse d' Héphaïstos, elle trompa fréquemment le dieu et conçut en particulier un amour particulier pour Arès, auquel elle donna des enfants célèbres, comme Éros et Antéros. Mais elle fut bientôt surprise par son époux , qui emprisonna les deux amants dans un filet. Honteuse, Aphrodite quitta quelques temps l'Olympe. Elle devait cependant encore trahir Héphaïstos en partageant la couche de Dionysos, d' Hermès et de Poséidon. Toutefois, la déesse ne se contenta pas de l'amour des dieux de l'Olympe. Des mortels, comme le Troyen Anchise, succombèrent à sa beauté et à sa grâce : elle donna ainsi le jour à Énée, l'ancêtre des Julii, dont César prétendait descendre. Elle aima enfin passionnément Adonis, symbole de la végétation qui renaît chaque année à la vie et à l'amour. Elle prit une part active aux actions des hommes, reçut de Pâris la fameuse pomme d'or et témoigna sa reconnaissance au héros troyen en faisant naître entre lui et Hélène un amour qui devait être si fatale à la ville de Troie.
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Posté le 02.06.2007 par elopinks
Vénus est la déesse de l'amour et de la beauté dans la mythologie romaine. Elle est équivalente à la grecque Aphrodite et à l'étrusque Turan.
Les autres figures pouvant correspondre à Vénus sont : Tlahuizcalpantecuhtli dans la mythologie aztèque, Kukulcan dans la mythologie maya et Sif dans la mythologie nordique.
Assimilée à l'Aphrodite grecque à partir du IIe siècle av. J.-C., elle était célébrée sous de multiples formes dans la Rome impériale.
Posté le 02.06.2007 par elopinks
Vénus est la déesse de l'amour et de la beauté dans la mythologie romaine. Elle est équivalente à la grecque Aphrodite et à l'étrusque Turan.
Les autres figures pouvant correspondre à Vénus sont : Tlahuizcalpantecuhtli dans la mythologie aztèque, Kukulcan dans la mythologie maya et Sif dans la mythologie nordique.
Assimilée à l'Aphrodite grecque à partir du IIe siècle av. J.-C., elle était célébrée sous de multiples formes dans la Rome impériale.