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elopinks
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Faite un voyage a traver le temps,la culture,la naissance,les croyance,le monde,la vie,la nature.
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Blog Loisirs
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12.05.2007
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Mythologie

palestinne

Posté le 02.06.2007 par elopinks
LA PALESTINE

Pour la Palestine, les principales déesses dont les noms sont cités le plus fréquemment dans les sources littéraires sont ANAT, ASHERAT, ASTARTE ET ASHTAROT. Les rôles principaux sont tenus par ALIYAN-BAAL et par sa soeur ANAT, sa sœur-épouse, qui est aussi appelée "La Dame de la Montagne". Comme ailleurs dans le Proche-Orient, et dans l'Egéide, ANAT était la divinité de qui dépendait principalement le dieu de l'orage et de l'atmosphère désigné dans les textes de Ras-Shamra par le nom ALIYAM-BAAL. Quand il eut été établi qu'il personnifiait l'orage, le vent et les nuages, que son pouvoir s'étendait à la chute des pluies et au progrès des récoltes, BAAL devint la contrepartie de TAMMOUZ et fut le dieu dispensateur de la fertilité dont la descente dans les régions souterraines provoqua sur la terre une langueur mortelle, tout cela, d'ailleurs étant transposé d'une façon particulière, propre à cette mythologie complexe et encore fragmentaire. Quoi qu'il en soit, BAAL était le dispensateur de la fertilité, puisque c'était lui qui avait sous sa domination la pluie fertilisante. En conséquence, parce que BAAL incarnait l'eau du ciel qui vivifie la terre, il était le "Seigneur des sillons des champs" et le "Prince, seigneur de la Terre". Lorsque son adversaire Mot, dieu de la stérilité et de la mort, parvint, on ne sait comment, à faire descendre BAAL dans les régions souterraines où il fut tué, toute la végétation devint languissante, et au milieu des lamentations universelles, la fertilité abandonna la terre. Pour remédier à ce désastreux état de choses, la sœur-épouse de BAAL, ANAT, avec l'aide de la déesse-soleil SHAPESH, allât à la recherche de BAAL, fouillant toutes les montagnes du pays, se lamentant aussi amèrement que le faisaient DEMETER ou CYBELE pleurant KORE ou ATTIS. ANAT retrouva MOT et se vengea d'une façon fort macabre de la mort de BAAL : "ANAT pourfend MOT avec la faucille rituelle (Harpé), elle le vanne l'écorche, le passe au moulin, répand sa chair dans les champs, et la donne en pâture aux oiseaux. Etant donné que le thème allégorique était la lutte éternelle qui se produit dans la nature entre l'abondance et la disette, la vie et la mort, qu'il s'agisse d'une alternance annuelle ou d'un cycle de sept, aucune des forces opposées ne pouvait jamais être totalement détruite. Le caractère original d'Anat est très difficile à définir ; on sait pourtant qu'elle était surtout occupée à tout ce qui touchait la sexualité et à la guerre ; elle était sensuelle et éternellement féconde tout en conservant sa virginité. Rivale et ennemie principale d'ANAT, ASHERAT paraît avoir occupé à peu près la même position comme fille et épouse du roi EL, de qui elle eut soixante dix dieux et déesses, ce qui lui donna droit à l'épithète "Créatrice des dieux, dame de la Mer". En Syrie, on mettait le relief aussi bien l'aspect érotique que le côté guerrier de ces patronnes des forces sexuelles et des capacités de reproduction. En conséquence les déesses qui entraient en compétition l'une avec l'autre, tentaient de supplanter leur rivale pour devenir la compagne du chef du panthéon et pour établir leur autorité sur les processus naturels d'où dépendaient le bien-être de l'humanité. Dans cette lutte, personne ne semble avoir remporté la victoire ; en effet ANAT et ASHERAT gardèrent toute deux la possession partagée d'un même rôle où se combinaient la fécondité et la guerre, sans que les deux déesses ne se soient confondues avec la "Déesse aux nombreux noms". ANTA En Égypte, ANAT était confondue avec Astarté, équivalente elle-même, à l'ASHTAROTH sémitique, déesse guerrière, contrepartie de ASHERAT syrienne. Au temps du Nouvel Empire égyptien, alors que les influences sémitiques se faisaient fortement sentir, ANAT devint la divinité composite ANTA, "la Maîtresse du Ciel", "Patronne des cieux", fille de PHTAH, ou encore de RA, le maître de l'univers ; comme Déesse-Mère, elle était souvent identifié à ISIS et à HATHOR, ainsi qu'à SEKHMET, épouse du dieu PHTAH. Bien que les attributs et les fonctions d'Anta et d'Astarté aient été virtuellement impossibles à distinguer l'une de l'autre en Egypte, comme l'était en Syrie ANAT et ASHERAT. En fait, alors que les déesses paraissaient habituellement n'avoir chacune leur existence distincte, dans le papyrus araméen d'Eléphantine, qui date du Véme siècle avant notre ère, ANAT est confondue avec YAHOU et est l'épouse de YAHVE. (E.O. JAMES, Le Culte de la Déesse-Mère).

turqui

Posté le 02.06.2007 par elopinks
ANATOLIE - TURQUIE

La DEESSE-SOLEIL d'Arinna est la plus difficile à situer. Elle était l'épouse du dieu hittite de l'atmosphère, qui est associé au taureau et qui était la principale divinité du plus important centre religieux d'Arinna. Pour la religion d'État, elle était la " Reine du Pays de Hatti, celle qui dirige le gouvernement du Roi et de la Reine de Hatti " ; mais contrairement à la déesse nourrisse HEBAT, elle était essentiellement une divinité solaire. A l'origine, la déesse principale d'Arinna était appelée WURUSEMU, et ARIMITTI, son époux, lui était subordonné, mais cette époux était le dieu de l'atmosphère de Hatti et nom le dieu-soleil.

La déesse-Soleil d'ARINNA est plus difficile à situer. Elle est l'épouse du dieu hittite de l'atmosphère, qui, était associé au taureau et était la principale divinité du plus important centre religieux, c'est à dire ARINNA. Pour la religion d'Etat, elle était la "Reine du Pays de Hatti, du Ciel et de la Terre, la Maîtresse de rois et des reines du Pays de Hatti". A l'origine la déesse principale d'ARINNA était appelée WURUSEMU, et ARIMITTI, son époux lui était subordonné. Lorsque l'Empire hittite tomba sous l'influence hourrite, sa déesse HEBAT se confondit avec la déesse-Soleil d'ARINNA. De même par l'effet de syncrétisme semblable, SHANSHKA, la déesse hourrite de l'amour, de la sexualité et de la guerre, est identifiée à la grande Déesse Babylonienne Ishtar. La déesse-Soleil d'ARINNA était la déesse suprême, à laquelle la vie de l'État et le culte était intimement liés. La cause de cette fusion étant principalement politique, elle avait absorbé la plupart des traits caractéristiques des déesses et des dieux-Soleil locaux d'un type similaire, et avait pris le nom de HANNAHANNA, la "grand-mère", qui s'écrivait avec l'idéogramme de la Déesse-Mère sumérienne NINTOU. Dans le mythe de Télépinou, c'est elle qui consulte le dieu de l'atmosphère et c'est elle qui prend l'initiative de plonger la terre dans la désolation et la famine quand Télépiniou, le DOUMOUZI-TAMMOUZ hittite, en proie à la colère, disparaît en emportant tout le grain avec lui. Dans les cycles des légendes cultuelles groupées autour du dieu de l'atmosphère et de ses épouses, les personnages principaux, la divinité de la végétation, la Déesse-Mère, le roi et la reine jouent le rôle habituels avec seulement les différences et les particularités locales, alors qu'à la base se trouvent toujours les luttes cosmiques suméro-babylonniennes. Le thème dominant est presque toujours la dévastation qui accable la terre à cause du conflit du dieu de l'atmosphère avec un être surnaturel et malfaisant ; dans ce conflit, la Déesse à laquelle le dieu est intimement lié, se fait le champion de sa cause. Mais, bien que les textes ne pissent être explicitement rattachés à telle ou telle célébration saisonnière, leur contenu nous donne tout lieu de croire qu'il s'agit de légendes cultuelles, qu'on récitait, soit aux périodes supposés dangereuses telles que le changement d'année, soit n'importe quand, si l'occasion s'y prêtait. La cérémonie avait pour but de faire revenir ou de maintenir à l'état normal les forces cosmiques, ou encore, à la fin de l'hiver, de rendre une vie nouvelle à la végétation. (E.O. JAMES, Le Culte de la Déesse-Mère)


irak

Posté le 02.06.2007 par elopinks
IRAK - ASSYRIE - BABYLONE



*INNANA

déesse de la Fertilité à Sumer, en tant que contre partie sumérienne d'ISHTAR, ses noces avec DOUMMOUZI étaient célébrées chaque année aux fêtes de printemps à Isin, afin de réveiller après l'hiver les forces vitales de la nature. La nécessité allégorique exigeait l'union de la déesse qui incarnait la fertilité en général avec le dieu qui personnifiait le pouvoir créateur du printemps. Selon le cycle normal des saisons, il mourait et passait dans le séjour de nuit et de la mort, d'où les mortels ordinaire ne peuvent pas revenir. INNANA, cependant, en tant que Reine du Ciel (une de ses nombreuses alliances matrimoniales la faisait épouse d'ANOU, le dieu mésopotamien du Ciel) se décidait à visiter les régions souterraines, pour y chercher son fils-amant. (Le Culte de la Déesse-Mère dans l'Histoire des Religions - E.O. JAMES)

*ISTHAR la même en akkadien, des Assyros-Babyloniens, figurée par un lion dans l'art babylonien, ASTARTE des Phyniciens, MYLITTA des Chaldéens, ALAT des anciens arabes (proscrite par le Coran) - fille de SIN, dieu-Lune, " déesse des matins et déesse des soirs ", mâle et femelle à Suse, est la grande divinité de Ninive, où on la voit non seulement Reine de l'Amour (souvent funeste), mais aussi des Enfers et de la Discorde, semant dans les combats l'épouvante avec son arc. Désespérée par la mort de TAMMOUZ, dieu des moissons qu'elle aime, elle va le chercher aux Enfers, abandonnant successivement à chacune des sept portes sa couronne, ses bijoux, sa robe... Séductrice universelle, elle ne trouva, pour lui résister, que le héros GILGAMESH. (MAZENOD)

syrie

Posté le 02.06.2007 par elopinks
SYRIE - LIBAN - PERSE



*ANAT, ancienne déesse sémitique connue chez les Amorites de Mari et surtout dans le poèmes d'Ougarit (XIVème s avant JC) où elle est la soeur de BAAL. Déesse guerrière et déesse de la fertilité. ANAT était la divinité de dépendait principalement le dieu de l'orage et de l'atmosphère désigné dans par le nom ALIYAN-BAAL ; ce dieu plein de force et de vigueur c'était élevé au premier plan de la mythologie ougaritique après qu'il eut éclipsé EL, le dieu suprême, lointain et trop vieux, père des dieux et de l'humanité. Elle est associée à ASHTART ; elle lui est même assimilée en Egypte (XIV - XII s avant JC).

*ASTARTE, ASHERAT ou ASHTART épouse du Dieu EL. Rivale et ennemie principale d'ANAT, ASHERAT paraît avoir occupé à peu près la même position qu'elle comme fille et épouse du dieu EL, de qui elle eut soixante-dix dieux ou déesse, ce qui lui donna droit à l'épithète " Créatrice des dieux, dame de la Mer ".

egypte

Posté le 02.06.2007 par elopinks
La Déesse dans la vallée du Nil

En Égypte, c'était le Pharaon plutôt que la Déesse qui assumait le rôle agissant ; la raison en était le pharaon incarnait le Dieu-Soleil et était considéré comme le fils vivant d'OSIRIS, HORUS. De plus le dieu-faucon est représenté dans les Textes des Pyramides comme la source même de la vie et de la mort, de la pluie et du feu, rattachant ainsi le roi régnant à un ancien dieu du ciel et de l'atmosphère qui fut ensuite remplacé par le dieu-soleil. Le culte d'OSIRIS, autre dieu tutélaire ancien qu'on croyait avoir été un roi humain déifié, fut établi à une date reculée. Ses rites de mort et de résurrection paraissent être également entrés dans la vallée du Nil venant d'Orient et semblent avoir de grande affinités avec le culte de TAMMOUZ qui était propre à l'Asie occidentale. Dans les deux cultes, le héros divin personnifiait la végétation et les eaux fertilisantes et tenait de près à la déesse des naissances et de la fertilité, ainsi qu'à la royauté. Néanmoins les liens d'OSIRIS avec sa sœur-épouse ISIS étaient différents de ceux qui attachaient TAMMOUZ à ISHTAR.

Ce fut sous la cinquième Dynastie (vers 2580 av. J.C.) que les prêtres héliopolitains donnèrent pour fondateur à leur lignée solaire de rois leur dieu ATOUM-RA, puis l'associèrent à OSIRIS dans l'élaboration de leur Ennéade qui regroupait les dieux par paires, tous étant primitivement descendus D'ATOUM-RA, souche unique du panthéon solaire. ATOUM lui-même avait émergé de NOUN, l'eau du Chaos, au moment de la Création et était devenu un des aspects de RA, personnification de Soleil qui était représenté sous la forme du phénix surmontant la dune primitive qui devient le centre de la Terre. ATOUM-RA, n'ayant pas d'épouse, tira de lui-même le dieu SHOU, divinité de l'atmosphère et sa sœur-épouse TEFNET, déesse de l'humidité ; ils engendrèrent GEB, le dieu du sol et NOUT, déesse du ciel, tous deux parents d'ISIS et d'OSIRIS, de SETH et de NEPHTHYS. L'Ennéade héliopolitaine fixa la façon dont l'Égypte dynastique envisageait l'ordre cosmique. Contrairement à la Mésopotamie et à l'Egéide, la vallée du Nil ne concevait pas la terre sous les traits de la Déesse-Terre-Mère ; elle voyait le monde comme un dieu mâle, GEB ; ou bien, selon la théologie memphite, le Créateur suprême qui, dans l'Ennéade de Memphis, était placé encore au dessus d'ATOUM.



NOUT et RA

En Égypte, c'était le ciel qui apparaissait comme une femme déifiée sous le nom de NOUT ; elle était la Déesse de l'Occident, et le Soleil, disparaissait à l'Ouest, était chaque jour enfanté de nouveau dans le ciel par la Déesse qu'il rendait féconde dès son arrivée ; la Déesse l'accueillait comme le "Taureau céleste" (c'est-à dire le mâle dominateur et l'incarnation de la puissance virile). "O RA dépose dans le corps de NOUT la semence qui doit germer en elle." (Textes des Pyramides.) De même, GEB, dieu de la Terre, était appelé le Taureau de la débecte du ciel NOUT ; le ciel, c'est à dire la Déesse-Mère, était "la Vache qui a enfanté le Taureau", le soleil levant étant le veau de lait" née d'elle chaque matin. Puisqu'elle était la contre partie céleste de NOUN, la déesse NOUT était "la Dame du ciel" qui donnait naissance aux dieux, ainsi que sur la terre, "la Maîtresse des Deux Terres" et sous terre la matrone des morts. Telle Isis, elle était habituellement représentée avec les cornes de vache et souvent aussi sous la forme d'une belle génisse aux flancs parsemées d'étoiles, ses quatre membres correspondant aux quatre piliers des quatre points cardinaux.



HATHOR ET HORUS



Adorée sous la forme d'une vache ou d'une femme à tête de vache portant le disque solaire entre les cornes en forme de lyre. Elle était à l'origine la mère d'HORUS l'Ainé et plus tard une de ses nombreuses épouses. Tour à tour séduisante jeune femme donc déesse de la joie, de la musique et de l'amour, dans ses nombreux cultes, de longues et complexe cérémonie on la célébrait en une profusion de danse, de bière et de vin, de fleurs et d'encens, et redoutable lionne - mythe du retour d'HATHOR-TEFNOUT - identifiée à Sekhmet, selon les deux aspects de la pleine ou la nouvelle lune qui inspirait quiétude ou terreur. " La lionne SAKMIS d'après la tradition grecque ou SEKMET, dont le nom signifie la "puissante". Cette divinité incarne plus particulièrement les virtualité agressives présentes dans chaque déesse et constitue le prototype de cette constellation de traditions cultuelles mythologiques qu'englobe la figure de la déesse dite "dangereuse. Dans l'Égypte pharaonique la combinaison de l'élément mâle et femelle parait naturelle, caractéristique de la pensée égyptienne qui se plaît à suggérer le reflet d'une opposition dans chacun de ces termes. Si masculin et féminin forment un couple antithétique, il y a toujours dans chacun un peu de l'autre. A la femelle l'expression de la violence furieuse certes, mais non sans inclure quelque chose de mâle et qui représente la force physique même que cette violence met en jeu." Pascal VERNUS " Figure Féminimes du Nil" A Thèbes elle devint déesse de la montagne des morts et c'est dans ce rôle que la montre la vache découverte dans sa chapelle de Deir El-Bahari. les grecs l'identifièrent à Aphrodite.



La Grande Déesse NEIT

La très ancienne déesse NEIT, de Saîs dans le delta occidental, fut plus tard confondus avec ISIS, mère d'HORUS et avec la noble génisse qui enfanta RA. "Elle était la Grande Déesse, mère de tous les dieux", et deux reines de la Première Dynastie, Neit-Hotep et Meryt-Neit prirent son nom. Elle fut l'Être divin par excellence, le pouvoir souverain qui gouvernait le ciel, la terre et le séjour des morts, ainsi que toutes les créatures et toutes les choses inanimées qui s'y trouvaient. Elle était éternelle et s'était créée elle-même, personnifiant dès les temps les plus reculés le principe féminin, créateur de sa propre existence, qui se suffit à lui-même et dont l'action se reconnaît partout. Sous sa forme de mère universelle, NEIT formait le germe des dieux e des hommes, elle était la mère de RA, celle qui, au début des temps, avait fait sortir ATOUM du néant, qui était quand rien d'autre n'existait, et qui avait créé ce qui existe après être née elle-même.



ISIS AUX NOMBREUX NOMS



Cependant la plus populaire et la plus importante de toutes les déesses aux fonctions maternelles étaient ISIS, le modèle de la maternité et l'incarnation même de l'affection et de la fidélité conjugales. Autour d'elle se sont constitué mythes et légendes en même temps que s'est constitué un rituel à mystères, toutes circonstances qui lui ont donné des titres exceptionnels au culte de la Déesse, malgré le fait qu'elle n'était pas elle-même une Déesse-Mère comparable à INANNA-ISHTAR ou à NOUT, ou encore à HATHOR ou à NEIT. Elle incontestablement la plus grande et la plus bienfaisante des divinités égyptiennes, incarnant ce que le rôle maternelle comportait le plus essentiel dans ces attributions, ses fonctions et ses devoirs. On la voit souvent assise avec son fils HORUS sur les genoux, comme ont représente la VIERGE et l'Enfant dans l'iconographie chrétienne. Dans les représentations plus tardive , ISIS est souvent couronnée d'un croissant de lune, ou de fleurs de lotus, et tient d'une main un sistre et de l'autre une corne d'abondance. Un long voile couvre sa tête et elle est vêtue d'une tunique frangée qui tombe jusqu'à ses pieds. Sous ses aspects divers, non seulement ISIS se confondait avec presque toutes les déesses d'Égypte, qui justifie son épithète "déesse aux nombreux nom", mais encore, elle fut dans la suite assimilée à la Grande Mère de l'Asie Occidentale, de la Grèce et de Rome aussi bien qu'aux grandes déesses indigènes de la vallée du Nil ( HATHOT, NEIT, BAST de Babustis). En fait, toutes les déesses-mères étaient regardées comme étant plus ou moins synomymes les unes des autres, si bien que HATHOR, ISIS, NOUT et NEIT n'étaient jamais clairement différenciées, surtout en ce qui concerne le mythe et le rituel du mariage sacré royal.

*ISIS,(nom grec de ESI "celle qui est sur le trône" c'est-à-dire "la Reine").Divinité égyptienne représentée sous l'aspect d'une femme seule ou allaitant HORUS et - plus tard identifiée àHATHOR portant les cornes de la déesse Vache. D'origine mal connue, elle était peut-être honorée seule primitivement ; elle entra dans la mythologie comme sœur et femme d'OSIRIS et mère d'HORUS. Son rôle dans la légende osirienne commençait après la mort de son époux : c'est elle qui avait retrouvé le corps d'OSIRIS et, à l'aide d'ANUBIS, lui avait rendu le souffle vital. Elle fut considérée comme une grande magicienne, celle dont le pouvoir dépassait celui des autres dieux et même de RÊ, le dieu Soleil - puisqu'elle réussit à connaître son nom caché - pouvoir qui lui avait permit de ressusciter OSIRIS, et était invoquée contre les maladies. C'est à partir du Nouvel Empire seulement qu'elle fut adorée comme la Mère Universelle et devint la déesse la plus populaire. Son culte prit une importance considérable ; passionnel, puisqu'il proposait aux fidèles de suivre la déesse dans la quête d'OSIRIS mort et ressuscité, il était aussi salvateur puisqu'il leur offrait le sort d'OSIRIS par la participation aux mystères, le consentement au sacrifices et à la pénitence et la foi dans la puissance d'ISIS, Mère consolatrice. Il répondait ainsi à l'inquiétude morale grandissante des individus en apportant une solution aux problèmes de la survie dans l'au-delà. La religion isiaque gagna la Grèce, Rome - où Caligula consacra officiellement un temple à ISIS sur le Capitole en 69 - puis tout l'Empire et ne céda la place qu'au Christianisme.( Le Petit Robert)

*TEPHNOUT épouse de CHOU et mère de GEB (dieu de la Terre) et de NOUT (déesse du Ciel). NOUT fut fécondée par GEB. NOUT enfanta de deux paires de jumeaux, OSIRIS et ISIS, et SETH et NEPHTYS. Quand les hommes se révoltèrent contre RÂ, le soleil, elle se changea en vache pour l'emporter loin de la terre. On la représentait aussi comme une femme dont le corps étiré et courbé ne touche la terre que par ses doigts des mains et des pieds : son ventre est la nuit étoilée. On la confondit plus tard avec la déesse HATHOR

*NEITH la Grande Mère était associée à la guerre et à la chasse.

*SEKHMET "la Puissante" était une déesse Lionne terrifiante. Elle était la déesse redoutable qu'il fallait sans cesse apaiser, manifestation de l'oeil de RÊ en fureur, chargée de détruire les ennemies du Soleil, la déesse de la chaleur et des épidémies.



*BASTET

déesse à tête de félin, était une déesse de l'amour, du plaisir et de la fécondité. HATHOR déesse étrangère, aidait les femmes à concevoir et mettre au monde les enfants. Déesse représentée sous la forme d'une vache ou d'une femme à tête de vache portant le disque solaire entre ses cornes en forme de lyre. Elle était à l'origine la personnification du ciel, la vache qui avait enfanté le soleil (HORUS), tour à tour séduisante jeune femme, donc déesse de la joie, de la musique et de l'amour, et redoutable lionne - mythe du retour d'HATHOR-TEPHNOUT - identifiée à SEKHMET, selon les aspect de la pleine et la nouvelle lune qui inspirait quiétude ou terreur. Elle était honorée comme telle dans le grand temple de Déndérah. à Thèbes, elle devint la déesse de la montagne des morts et c'est dans ce rôle que la montre la vache découverte dans sa chapelle de Deir el-Bahari. Les grecs l'identifièrent à APHRODITE.

*TOUERIS aidait les morts à renaître dans le NOUN. Elle est souvent considérée comme la compagne de SETH

mesopotamie

Posté le 02.06.2007 par elopinks
MÉSOPOTAMIE

La Déesse-Mère Mésopotamienne

Quand l'agriculture et l'élevage furent des faits acquis, et à mesure que le rôle du mâle dans la génération apparut comme un élément vital, on adjoignit à la Genitrix, qu'elle fut appelée Terre-Mère ou autrement, un époux destiné à jouer le rôle essentiel de procréateur, même si en Mésopotamie, il n'était que le serviteur ou le fils de la Déesse, productrice de toute vie. De plus, lorsque le culte de la naissance fut rattaché au cycle saisonnier et aux rites de la végétation, dans les communautés agricoles comme celles des vallées du Tigre et de l'Euphrate, la Déesse-Terre fut considérée comme détenant la fécondité de l'ensemble de la nature, et elle devint ainsi chargée du renouveau périodique du sol renouveau qui se produisait après les froids de l'hiver ou la sécheresse de l'été. En conséquence, elle prenait la forme d'une déesse aux aspects multiples, au caractère à la fois maternel et virginal et qui devait être désignée par des appellations et des épithètes variées telles que NINHURSAGA, MAH, NINMAH, INANNA,



ISHTAR, NINTOU ou ARURRU. INANNA,

en tant que contre partie summérienne d'ISHTAR, ses noces avec DOUMMOUZI-TAMMOUZ étaient célébrées chaque année aux Fêtes du Printemps à Isin, afin de réveiller après l'hiver les forces vitales de la nature. La nécessité allégorique exigeait l'union de la déesse qui incarnait la fertilité en général avec le dieu qui personnifiait le pouvoir créateur du printemps. Selon le cycle normal des saisons, il mourait et passait dans le séjour de nuit et de la mort, d'où les mortels ordinaires ne peuvent pas revenir. INNANA, cependant, en tant que Reine du Ciel (une de ses nombreuses alliances matrimoniales la faisait épouse d'ANOU, le dieu mésopotamien du ciel) se décidait à visiter les régions souterraines, pour y chercher son fils-amant. En Mésopotamie, la "Terre-Mère" était la source intarissable de la vie nouvelle. En conséquence, le pouvoir divin qui se manifeste dans la fertilité sous ses formes variées, était personnifié par la Déesse ; celle-ci incarnait pour tous les forces de reproduction contenues dans la nature en même temps qu'elle était la mère des dieux et la mère de l'humanité. C'est elle qui permettait à la végétation de se renouveler, qui veillait sur les récoltes et qui présidait à la propagation de la race humaine comme à celle des espèces animales. Sous son aspect d'INANNA-ISHTAR, par ses noces avec DOUMMOUZI-TAMMOUZ, dieu qui incarnait le renouveau printanier, elle symbolisait et même produisait effectivement le renouveau de la végétation, qui délivrait la terre d'une stérilité néfaste. Mais cette union ne devenait effective qu'après la lutte perpétuellement renouvelée entre les deux forces naturelles opposées ; celle de la fécondité et celle de la stérilité ; une fois cette lutte victorieusement terminée par le triomphe du Bien et quand TAMMOUZ avait été sauvé du royaume de la mort et rendu à la lumière dans tout l'épanouissement de sa virilité, c'est alors que la vie se répandait à nouveau sur la terre. C'est du retour de "l'enfant ressuscité" de la Déesse que dépendait l'élan nouveau qui faisait jaillir de la terre desséchée le flux vital.

sexualite

Posté le 02.06.2007 par elopinks
La Sexualité Sacrée.
Pour ce qui concerne les pratiques sexuelles sacrées, revenons à Merlin Stone, Quand Dieu était femme : "... ils avaient lieu dans les temples, et nous avons une multitude de témoignages dans la religion de la divinité féminine au cours des premières périodes historiques, comme l'attestent bien des allusions dans la littérature classique, chez Hérodote, Strabo et Lucien. Elles doivent être considérées comme une sorte de magie symbolique primitive destinée à favoriser la fertilité aussi bien parmi le bétail et la végétation que chez les êtres humains. Les coutumes sexuelles sacrées de la religion de la Déesse constituent un autre liens manifestent qui existaient entre les cultes de l'Ancêtre Divine tels qu'ils se pratiquaient à Sumer, à Babylone, à Carthage, à Chypre, en Anatolie, en Grèce, en Sicile et même au pays de Canaan. Les femmes qui faisaient l'amour dans les temples étaient appelées dans leur propre langue les "femmes sacrées", "les pures". Leur mot akkadien de gadishtu signifie littéralement "femmes sanctifiées" ou " saintes femmes". Pourtant, même dans les études sérieuses écrites ces deux derniers siècles, les coutumes sexuelles sont presque toujours décrites comme une forme de "prostitution", les femmes sacrées étant appelées "les prostituées du temple" ou "prostituées rituelles". L'usage du terme "prostituée", pour traduire gadishtu, non seulement nie la sainteté de ce qui était tenu pour sacré".

"En Mésopotamie, le roi était invité à partager la couche de la Déesse ; de même les sanctuaires palestiniens étaient pourvus de "couches d'amour" pour les prêtresses et leurs amants, ceux-ci jouant le même rôles que les souverains babyloniens quand se déroulaient les rites du mariage sacré." E.O. JAMES

"Il est très clair à présent ,le Culte de la Déesse Mère dans ces nombreuses formes, phases et manifestations, est la Mère procréatrice de la vie, personnification de la fécondité et se détache nettement comme figure centrale.Par elle s'exprime en tant que valeur abstraite, le mystère de la naissance et de la génération ; tout d'abord, le mystère ne concerna que le monde humain et animal avec lequel l'homme paléolithique, dans sa lutte pour l'existence, avait surtout à faire ; puis, lorsque la cueillette et la chasse eurent fait place à l'agriculture, le mystère se transféra au domaine végétal où la Terre-Mère figurait le sein maternel qui contient les semence des récoltes à venir et d'où elles sortiront quand leur saison sera venue. Avec la connaissance de l'élevage et de domestication des animaux, le rôle du mâle dans le processus de la génération apparut plus clairement et fut considéré comme vital lorsque furent connus les faits physiologiques concernant la paternité. A ce moment, on assigna à la Déesse-Mère un partenaire mâle qui était son fils ou son amant, son frère ou son époux. Toutefois, bien qu'il est été le procréateur, il occupa vis-à-vis de la Déesse une position subordonnée, n'étant en réalité dans le culte une figure secondaire." E.O JAMES , Le Culte de la Déesse-Mère.

Les prêtres eunuques.
"Le thème de la castration apparaît dans de nombreux textes anciens. De nombreuses références sont faites à la présence d'eunuques dans l'antique Sumer, Babylone, Canaan et plus particulièrement en Anatolie. Il est possible que, dans certaines régions, l'un des rites substitutifs à la mise à mort du roi ait été la castration. Dans plusieurs légendes, la castration précède la morte du jeune prince consort ; dans certain cas, comme pour Osiris et Athis, castration et mort sont liées. Mais nous trouvons bien d'autres mythes où la castration est lieu : en Grèce, l'histoire de Kronos qui inspiré par sa mère Gaia, castra son père Uranus (Ouranos) ; dans la mythologie hittite l'histoire de Kumarbi, qui castra le dieu Anu lorsqu'il voulut prendre le pouvoir. Les légendes grecques comme les légendes hittites sont d'origine indo-européenne. La castration est peut-être la version indo-européenne du rite de régicide.

Stylianos Alexiou écrit : " Les prêtres et les musiciens portant de longs vêtements féminins forment une caste particulière. On a supposé qu'il y avait des communauté de prêtres eunuques à la cour crétoise, peut-être à cause de l'influence syrienne. Plus tard, les eunuques, prêtres de Cybèle et d'Attis, ont formé, en Asie Mineure, une caste semblable."

On a fait un certain nombres de suggestions pour tenter d'expliquer comment ces hommes pouvait accepter ainsi de se castrer eux-mêmes, coutume qui semble incompréhensible de nos jours. Il est tout à fait probable qu'au fur et à mesure que les hommes ont eu plus de pouvoir, ils ont remplacé peu à peu les Prêtresse même dans la religion de la Déesse. A l'origine , ils ont acquis ce droit en s'identifiant au fils/amant castré au point de l'imiter ; ou bien ils ont peut-être essayé de ressembler aux prêtresses qui détenaient le pouvoir, en se débarrassant de leurs attributs masculins par la castration et en portant des vêtements féminin." (Merlin STONE Quand Dieu était femme).

la nature

Posté le 02.06.2007 par elopinks
Les Animaux



LE PHENIX




C'est ainsi que le mythe indo-égyptien de l'œuf de myrrhe de l'oiseau phénix peut être compris dans un sens profond. Les interprétations formulées jusqu'au aujourd'hui ont confirmé la relation de ce mythe, déjà si clairement perçue par les Anciens, avec le soleil ainsi qu'avec la " grande année " du phénix ou de Sothis : l'oiseau meurt et c'est une nouvelle ère qui commence, un novus saeclorum ordo (une nouvelle série de siècles) . On s'est beaucoup arrêté sur les détails du mythe, ou sur les multiples attributs de l'oiseau miraculeux. Mais il est un point que l'on a pas du tout pris en considération : le rapport du soleil avec le droit paternel. Dans ce mythe solaire, il n'est pas question de mère, mais seulement de père. Au père succède un fils, qui sans cesse, par lui-même, se renouvelle. Dans le temple d'Héliopolis, sur l'autel du dieu soleil suprême, l'oiseau miraculeux dépose son fardeau. Avec la myrrhe il a formé un œuf. Il le creuse puis y cache son père. Il recolle l'ouverture, et l'œuf n'est pas plus lourd qu'auparavant. L'œuf représente le principe maternel de la nature, dans lequel tout a naissance, et dans lequel tout retourne à sa fin. Et pourtant, dans ce cas, l'œuf n'est plus le fondement ultime des choses. Il reçoit son fruit d'une force plus haute, celle du soleil. La vis genitalis (force fécondante), grâce à laquelle apparaîtra le fœtus (la progéniture), a été implanté en lui par le soleil. C'est ainsi que s'exprime Tacite. Sous cette influence l'œuf ne devient pas plus lourd ; car la force procréatrice du soleil est incorporelle et parfaitement immatérielle. C'est ainsi que le stade le plus haut de la puissance naturelle masculine se distingue du plus bas, dont l'eau matérielle constitue le support physique. Cependant le principe de l'eau n'est pas étranger au phénix, car Epiphane, dans le Physiologus, place la demeure de l'oiseau en Orient, dans une baie du fleuve Océan, et Philostrate le représente comme un cygne habitant le marais, qui se chante à lui-même son chant d'adieu et de mort. Cependant l'animal s'élève au dessus de l'eau, il accompagne le soleil ; ces plumes sont de pourpre et d'or ; sur ces ailes est écrit le mot (en grec dans le texte) (lumineux semblable à la lumière). Son origine marine s'efface totalement derrière sa nature lumineuse. La matière est entièrement surmontée par l'immatériel. Toutes les scories de la mortalité sont éliminées par le feu. De la cendre un fils est né. Le soleil confère sa force à la myrrhe et à l'encens, force déployée dans toute sa beauté par le feu qui consume. Avec une telle nature, l'oiseau solaire est la parfaite image de Zeus d'Héliopolis, de même que le griffon qui garde l'or est l'image du pouvoir solaire apollinien. C'est justement pourquoi l'arrivée du phénix en Egypte put être liée à la conclusion de la grande année en cours, ainsi qu'au commencement de la suivante. Dans sa pure nature métaphysique, l'oiseau solaire se rattache à l'idée du temps abstrait, comme Apollon, tout aussi métaphysique dans son déploiement suprême, est lié au début de l'année cosmique. Nous découvrons dans le phénix l'idée de la grande puissance lumineuse, développée jusqu'à la plus haute incorporéité, elle-même identifiée à la paternité. La maternité se trouve surmontée. Le jeune phénix est né du seul feu, sans mère, comme Athéna de la tête de Zeus ; il est né du feu, dans une clarté beaucoup plus haute que Dionysos. L'œuf maternel n'est plus le principe de vie ; au dessus de lui règne la force fécondante du soleil, dont il a lui-même reçu la nature. C'est ainsi que l'œuf du phénix se distingue (…) des œufs attribués à toutes les mères lunaires (…) où l'œuf a conservé sa nature originelle et matérielle, qui le constitue précisément comme œuf lunaire. Il représente alors le principe originel féminin de la vie matérielle , au dessus duquel on ne s'aurait s'élever. En revanche le phénix s'est dépouillé d'une telle nature, il accueille le principe lumineux masculin, supérieur, si bien qu'il apparaît comme le berceau même du temps, la tombe de ce qui est vieux, l'origine de ce qui est neuf. Dans aucun mythe, plus que dans cette doctrine des prêtres indo-égyptiens sur la " grande année " du phénix, la victoire du principe solaire paternel sur le principe maternel et lunaire n'atteint un tel degré de pureté. (page 132/134)

deese de la terre

Posté le 02.06.2007 par elopinks
"Terre, divine déesse, mère nature, qui engendre toutes choses et ne cesse de donner naissance à ce Soleil dont tu as fait présent aux nations; gardienne du ciel et de la mer et de tous les dieux et pouvoirs; c'est ton affluence qui calme la nature et la plonge dans le sommeil... Puis, quand il te plaît, tu envoies la joyeuse lumière du jour et tu enseignes la vie dans ton éternelle sûreté; et lorsque tu trépasse l'esprit de l'homme, c'est vers toi qu'il s'en retourne. En vérité, on a raison de te nommer la grand-mère des cieux; Victoire est ton nom divin. Tu es la source de la force des peuples et des dieux; sans toi rien ne peut ni maître ni se perfectionner; tu es puissante, reine des dieux. Déesse, je t'adore parce que tu es divine, j'invoque ton nom; daigne m'accorder ce que je te demande et je t'adresserai des remerciements à ta divinité, avec la fidélité que je te dois...

"Et maintenant j'intercède auprès de vous, pouvoirs et herbes, m'adressant à votre majesté. Je vous prie, vous que la terre, la mère universelle, a faits naître et a donnés comme remèdes à tous les peuples vous recouvrant de sa majesté, soyez présents ici avec toutes vos vertus car celle qui vous a créés m'a elle même garanti que je pourrai vous appeler à l'aide avec ma bonne volonté de médecin; accordez donc, pour la sauvegarde de la santé, de bon remèdes par la grâce de ces pouvoirs susdits..."

"La Déesse Blanche - Les Mythes Celtes" de Robert Graves, on trouve cette prière, tirée d'un herbier anglais du XVème siècle (Brit-Mus. Harvey, 1585, ff12v-13r)


fertilite

Posté le 02.06.2007 par elopinks
Déesse de la fécondité et de la fertilité


L'Ancêtre Divine, que la plupart des auteurs surnomment la Déesse Mère, était la divinité suprême de toutes les sociétés néolithiques et du début du chalcolithique, pour qui Elle représentait non seulement la reproductrice de toute vie humaine mais aussi la source de toutes les récoltes. "Les premières tentatives d'agricultures se sont déroulées autour des autels de la Déesse-Mère, qui furent autant d'autre échanges économiques et sociaux que des lieux sacrés. C'est là qu'il faut chercher le germe des cités futures." Écrivit C. Dawson.

"On ne peut dire avec certitude si le culte très ancien qui gravitait autour des processus mystérieux de la naissance de de la fécondité et qui trouva son expression au Paléolithique et au Néolithique fut une dévotion dédiée à une seule déesse ou au contraire à plusieurs divinités qui personnifiaient et ordonnaient tous les aspects de la fécondité et de la génération. On peut toutefois affirmer en toute sécurité que ce furent des idées de cet ordre qui, à l'époque où débutaient au Proche-Orient antique l'agriculture et l'élevage, présidèrent à la personnification d'un ou de plusieurs êtres divins, bientôt de plus en plus nettement définis. Tout au début c'est, semble-t-il, sous l'aspect d'une Déesse Vierge, que de l'Inde à la Méditerranée, la divinité acquit une influence dominante." Écrit E.O. JAMES dans le Culte de la Déesse-Mère.

"Ici se sont les femmes qui détiennent le pouvoir, elles ne sont plus seulement des génitrices mais les principales productrices de la nourriture. En réalisant qu'il était possible de cultiver la terre tout autant que d'en cueillir les fruits, les femmes ont donné une valeur à la terre dont elles sont devenues les détentrices. C'est ainsi qu'elles acquirent un certain prestige et un pouvoir économique et sociale." D'après W. SCHMIDS, cité par Joseph CAMPBELL dans Primitive Mythology.

Nous trouvons le même pensée chez Mircea ELIADE dans Le sacré et le profane : "La femme est donc mystiquement solidarisée avec la Terre; l'enfantement se présente comme un variante, à l'échelle humaine, de la fertilité tellurique. Toute les expériences religieuses en relation avec la fécondité et la naissance ont une structure cosmique. La sacralité de la femme dépend de la sainteté de la Terre. La fécondité féminine a un modèle cosmique : celle de la Terra Mater, la Genitrix universelle.(...)". "Dans certaines religions, la Terre-Mère est imaginée capable de concevoir toute seule, sans l'aide d'un parèdre. On retrouve encore les traces de telles idées archaïques dans les mythes de parthénogenèse des déesses méditerranéennes. C'est une expression mythique de l'autosuffisance et de la fécondité de la Terre-Mère. A de telles conceptions mythiques correspondent les croyances relatives à la fécondité spontanée de la femme et à ses pouvoirs magico-religieux occultes qui exercent une influence décisive sur la vie des plantes. Le phénomène social et culturel connu sous le nom de "matriarcat" se rattache à la découverte de la culture des plantes alimentaires par la femme. C'est la femme qui cultiva, la première, les plantes alimentaires. C'est elle qui naturellement devient le propriétaire du sol et des récoltes. Les prestiges magico-religieux et, et par voie de conséquence, la prédominance sociale de la femme ont un modèle cosmique : la figure de la Terre-Mère."

Autre caractéristique de la société matrilinéaire, c'est que celle-ci se développe en une communauté régit sous le principe d'égalité, comme le souligne J. EVOLA dans Révolte contre le monde moderne : " De même que les feuilles ne naissent pas de l'une de l'autre, mais du tronc, de même, si c'est l'homme qui suscite la vie, celle-ci est effectivement donnée par la mère : telle est ici la prémisse. Ce n'est pas le fils qui perpétue la race; il a une existence purement individuelle limitée à la durée de sa vie terrestre. La continuité se trouve au contraire dans le principe féminin, maternel. D'où la conséquence que la femme, en tant que mère, se trouve au centre et à la base du droit de la gens ou de la famille et la transmission se fait par ligne féminine. Et si de la famille on passe au groupe social, on en arrive aux structures de type collectivisme et communiste : lorsqu'on invoque l'unité d'origine et le principe maternel, dont tout le monde descend d'égale manière, l'aequitas devient l'aequalitas, des rapports de fraternité universelle et d'égalité s'établissent spontanément, on affirme une sympathie qui ne connaît pas de limites ni de différences, une tendance à mettre en commun tout ce qu'on possède, et qu'on a d'ailleurs reçu comme cadeau de la Mère Terre."
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