bretagne
Posté le 02.06.2007 par elopinks

Le triskell est le symbole celte par définition. Son nom vient du grec "triskelês" qui veut dire à trois jambes. Le symbolisme du triskell a été interprété de plusieurs manières. C'est avant tout un porte bonheur mais à l'origine ce devait être un symbole solaire. Ses trois branches réunies représente la triplicité (c.f. trinité) dans l'unité. Chez les celtes cette triplicité peut être matérialisée de diverses façons. Le panthéon des dieux celtiques au nombre de trois : Lúgh, Daghda, Ogme. La déesse unique sous ses trois aspects : fille, mère, épouse. Et bien d'autres encore. On dit souvent que le triskell représente les trois éléments dynamiques : eau, air, feu. La terre en serait le centre. La courbure des branches serait symbole de vie. Le sens du triskell a aussi son importance. Celui représenté ci-dessus est, selon certain, dans le sens bénéfique, c'est à dire dextrogyre ou allant de gauche à droite. Le sens maléfique en serait donc son contraire. On le dit donc sénestrogyre. On retrouve le triskell sur le drapeau de l'Ile de man ou de diverses organisations de l'entre deux guerre. Il est encore utilisé de manière officiel en Irlande et officieusement mais très affectueusement par les Bretons jeunes et anciens.
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Posté le 02.06.2007 par elopinks
L'hermine (ou plus précisément la moucheture d'hermine) est un des symboles forts de la Bretagne. Pendant les Croisades, le boucliers (ou écus) pouvaient être recouverts de fourrure dont celle de l'hermine. Le nom de l'hermine a pour origine le mot latin "mus armenia" (rat d'Arménie). La parenté entre le mot Arménie et hermine devient alors flagrante. Les mouchetures d'hermine (c'est à dire la queue de l'hermine fixée sur son pelage par trois barrettes) sont apparues dans l'héraldique bretonne sous le règne de Pierre de Dreux (dit Mauclerc). Consulter les pages dédiées aux Ducs de Bretagne et aux drapeaux historiques de Bretagne). Depuis, la moucheture d'hermine est le plus souvent associée à la Bretagne. On en trouve toutefois sur de nombreux autres drapeaux et écus dans le monde, entre autre sur les étendards royaux britanniques ou sur les armoiries de la ville de Cologne.
Posté le 02.06.2007 par elopinks
Le dragon utilisé par les Bretons et les Celtes est hérité des Romains qui l'avait eux-mêmes hérité des Scythes. Ceux-ci avait comme emblème un poisson à tête et à queue de bélier. Il évolua pour donner ce qu'on appelle aujourd'hui dragon. Il fut repris par les Bretons et en particulier par le roi Arthur. On le retrouve donc sur beaucoup d'emblèmes utilisés par les Celtes. Aujourd'hui il apparaît encore sur le drapeau du Pays-de-Galles et sur celui du Trégor en Bretagne.
Posté le 02.06.2007 par elopinks
LES MONUMENTS FUNERAIRES
Dolmens, cairns et tertres.
Du breton dol : table et men : pierre
Ils sont composés d'un couloir d'accès à une ou plusieurs chambres. Ils sont à l'origine recouverts par un tumulus majoritairement en pierres sèches montées en gradins appelé CAIRN. Les dimensions sont diverses, de 20 m² à plus de 700 m². La forme au sol peut être ovale, carrée ou trapézoïdale.
Ils sont souvent situés au sommet d'une colline, soit pour mieux capter le soleil, soit pour marquer un territoire, soit pour d'autres raisons tel qu'être plus proche du ciel.
Les couloirs sont généralement bas, et on a noté pour la plupart que l'ouverture était alignée avec le lever du soleil au solstice d'hivers de l'époque.
Posté le 02.06.2007 par elopinks
Il existe deux explications au mot "druide".
Celle de Pline, pour qui il serait issu du mot gaulois "derw" signifiant chêne, le druide devenant "l'homme du chêne".
Celle de Mme Le Roux, dans les racines sanscrites "dru" signifiant dru et "vid" signifiant savoir, les druides désignant les hommes très savants.
Les Druides antiques avaient une place importante dans la société, particulièrement de conseil auprès du Roi, il est d'ailleurs dit que Le Roi ne parlait jamais avant le Druide, ce qui montre l'importance de son rôle au plus haut de la hiérarchie. Il avaient aussi pour charge de l'éducation, de la justice, de la médecine, de la divination et des arts.
Les jeunes postulants commençaient leur éducation très jeune, il fallait en effet une bonne vingtaine d'années pour acquérir les connaissances nécessaires.
LES ORDRES
Le terme de druide est appliqué à tous les membres, chacun ayant ses spécialités et niveaux de qualification. On distinguait les Druides, les Vates ou Ovates et les Bardes.
LES DRUIDES
Prêtres, enseignants, ambassadeurs, sages.
Ils possèdent l'Initiation complète en théologie, cosmologie, mathématiques . . . . . . . . . . .
LES OVATES
Devins, médecins, physiciens, sourciers . . . . . . . .
En général ils étaient praticiens des sciences.
LES BARDES
Poêtes, musiciens, enseignants, historiens . . . . . . . . .
Ils sont initiés aux secretes traditions et sont à même de remplacer le druide ou les ovates
HISTORIQUE
Les Romains sont responsables de la disparition des Druides.
Ils furent interdits sous prétexte de sacrifices humains, alors qu'il ne sagissait que d'une manoeuvre politique contre une classe sacerdotale ayant un énorme ascendant sur la population, et capable de résister à l'envahisseur.
Plus tard le christianisme terminera de balayer cette "religion barbare".
A noter que le seul texte relatant des sacrifices humains, est irlandais chrétien, rédigé en latin, à la gloire de St Patrick .
La religion druidique continua dans la clandestinité des monastères chrétiens ( tel que les Bénédictins) dont les cloîtres s'élevèrent sur les lieux mêmes des ancien temples !
Les Druides savaient écrire ( alphabet grec et ogamique ) mais ils refusaient de figer leur doctrine au risque de la tuer.
Les éléments de cette tradition furent transcrits, quant ils furent interdits par l'extension du christianisme, principalement dans les monastères celtiques irlandais, mais de nombreux récits païens furent christianisés ou censurés.
La tradition fut aussi perpétuée par les Bardes sous la forme de contes et chansons.
Posté le 02.06.2007 par elopinks
Nous savons que les Druides antiques célébraient les quatres grandes fêtes druidiques Imbolc, Beltaine, Lughnasad et Samhain. Nous n'avons pas de trace de rituels religieux aux équinoxes et aux solstice. Ces fêtes étaient probablement plus sociales que religieuses.
Aujourd'hui, les Druides procèdent à ce que l'on appelle un rituel pour ces huit fêtes. Certains, ne fêtent que les quatre grandes fêtes. Quelque soit le groupe et la fête, un rituel druidique à une structure fixe.
LES FETES CELTIQUES
Les fêtes sont un moment de passage et de transformation, d'un temps à un autre ou d'un état à un autre. Le terme ou le commencement d'un cycle, saisonnier ou annuel, à la fois mort et régénération du temps, le cycle étant un éternel retour.
Les deux fêtes " solsticiales " sont Samain et Beltaine. La première marque le passage climatique de la chaleur au froid, des jours clairs aux jours sombres, la deuxième le contraire. Elles sont marquées par des cérémonies religieuses, l'une est la fermeture de la saison militaire, l'autre l'ouverture. Samain est la fête de toute la société, Beltaine est en principe la fête des druides, de la lumière et du feu.
Les deux fêtes " equinoxiales " sont Imbolc et Lugnasad. La première est symboliquement une lustration, la deuxième est la fête des récoltes, du bon équilibre et de la prospérité présidée par le Roi. En l'occurrence Lug, considéré comme le Roi des Dieux, équilibrateur et régulateur de toute la société humaine et divine.
Chaque fête donne accès à une période, elle est une porte qui s'ouvre et se referme.
STRUCTURE D'UN RITUEL
Les Druides ne construisaient pas d'édifices, les cérémonies se déroulaient en forêt, dans des clairières sacrées, des Németon. Ce terme de clairière est d'ailleurs resté pour qualifier des groupes druidiques. Notre rituel va donc se dérouler en forêt.
Un feu est en général allumé au centre, et les Druides se placeront en cercle autour de ce feu. La notion de cercle est très importante, il représente le cycle du temps, l'éternité, il est la terre aussi, le cercle est sacré.
L'entrée dans le cercle se fait en général par l'ouest.
Le Druide remercie l'esprit du lieu, puis est procédé à l'appel à la paix : Le cercle ne peut être ouvert que si la paix règne aux quatres directions.
Le cercle est alors ouvert, et est procédé à l'appel des quatre directions et quatre éléments :
L'EST symbolise L'AIR
LE SUD symbolise LE FEU
L'OUEST symbolise L'EAU
LE NORD symbolise LA TERRE
La partie suivante est consacré à la fête plus particulièrement.
Durant le rituel sera dit la prière des Druides, ainsi que les voeux sacré et l'Awen, ils peuvent être quelque peu différents selon les groupes,
Enfin l'esprit du lieu sera remercié, les directions puis le cercle seront refermés.
Posté le 02.06.2007 par elopinks
Les Celtes croyaient en la réincarnation, c'est une des raisons pour laquelle ils étaient de féroces combattants, selon eux La mort était le milieu d'une longue vie.
Selon eux, l'homme pour acquérir la sagesse, la connaissance, doit suivre une sorte d'initiation, comme les vivent les héros Celtes, passer par de multiples états de l'être, et donc par plusieurs vies.
La religion Druidique est une religion païenne (le mot païen fut créé par les Chrétiens pour qualifier les religions polythéistes en particulier), il veut en réalité dire Paysan. Comme beaucoup de religions antiques, les Druides calquaient leur vie et leur fêtes aux cycles de la nature. Il étaient polythéistes, mais aussi panthéistes, leur sagesse passait par le respect de la Terre, la Mère, et de la Nature.
Posté le 02.06.2007 par elopinks
TARANIS : Le dieu du tonnerre et des forces cosmiques, il était symbolisé par la roue et la foudre
CERNUNNOS : Dieu aux bois cerf, symbole de la fécondité terrienne, du renouveau des forces de la nature, on le représentait assis en tailleur, la tête couverte d'une double ramure de cerf.
TEUTATES : Il revêt autant de formes qu'il existe de groupes humains, il a pu être simplement un nom de chef ou héros divinisé dans la tribu, ce qui expliquerait qu'on le trouve partout sous des noms et formes différents. Il est le protecteur de la tribu et symbolise le serment donné.
LUG : Le polytechnicien. On le retrouve dans de nombreuses localités celtiques : Lugdunum (la citadelle de Lug : Lyon), Londres, Laon, Loudun... Lug est le dieu suprême du panthéon celte, on le trouve souvent accompagné d'un corbeau, il dirige aussi les arts et préside aux combats. La fête de Lughnasad lui était dédiée.
SUCELLOS : Le dieu frappeur est toujours représenté sous l'aspect d'un homme d'âge mûr, barbu, tenant dans une main un maillet qui évoque le monde des morts et de l'autre un vase symbole de fertilité, il porte souvent le costume gaulois orné de symboles astraux et est accompagné d'un chien.
BELENOS : Dieu de la lumière qui s'apparente à l'Apollon, la fête celtique de Beltaine lui était dédiée
EPONA : C'était la déesse des chevaux ainsi que de ceux qui les montaient ou les soignaient. Elle est aussi déesse psychopompe et accompagne les mort dans leur voyage vers l'Autre-Monde. On la représente à cheval, accompagnée souvent d'un poulain et d'un petit chien.
OGMIOS ou OGMA : Le Dieu du verbe qui lie, il invente l'écriture des Oghams
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ESUS: Il est représenté sous les traits d'un homme barbu, habillé d'un vêtement court, ou d'un bûcheron en train d'abattre un arbre avec une hache. Il est accompagné d'un taureau et de trois grues.
DANA ou ANA: déesse de la Terre et de la Fertilité
BRIGIT ou BELISAMA en Gaule: Elle était la triple protectrice des poètes, des médecins et des forgerons.
Posté le 02.06.2007 par elopinks
Les RUNES
D'origine germanique, entre le IIéme et XIVéme siècle, l'écriture runique a été employée pour de nombreuses inscriptions retrouvées sur des poinçons, des anneaux, de fers de lances et sur des pierres.
Le Futark (nom de l'alphabet runique, définit par la valeur phonétique des six premières lettres qui le composent : Fehu, Uruz, Thuriaz, Ansuz, Raidho et Kenaz), dans sa version la plus ancienne possède 24 lettres réparties en trois groupes de 8 (les aettir). Le cheminement à travers la symbolique des Runes est un parcours initiatique jusqu'à l'accomplissement de sa destinée.
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Posté le 02.06.2007 par elopinks
L'alphabet des OGHAMS
Connue aussi sous le nom d'écriture d'Oghm, d'Oghaim ou d'Ogam, créé selon la légende par OGMA (le Dieu OGMIOS gaulois), dieu de la connaissance.
Les Oghams seraient issus des runes, et reflètent la diversité des énergies du monde. Utilisés aux V et VI ème siècle, ils représentaient l'écriture sacrée des druides.
Il y a 5 groupes d'Oghams. Chaque groupe ayant 5 lettres. Selon Mc Manus ("A guide to Ogam") leur orientation est : à droite de la tige, à gauche de la tige, à travers la tige, par la tige, autour de la tige, Ogham monte alors que l'arbre croît.
En effet chacune des lettres correspond à un arbre, un principe symbolique, un moment du cycle de l'année.